Mercredi 11 avril 2007
L'AMOUR : LA PROCREATION DETOURNEE OU MAGNIFIEE ?
 
 
Pour renouer avec un style plus léger, nous commencerons par remarquer que l'amour découle de la mort comme la mort se nourrit de l'amour. Vous constatez que je n'ai rien perdu de cet humour qui me caractérise et dont d'aucuns se demandent s'il faut en rire ou en pleurer ...
En fait il ne faut ni l'un ni l'autre, il suffit d'accepter, parce que c'est comme ça et pas autrement.
 
Toute forme de vie se reproduit car chaque individu qui la compose est appelé à mourir. Et l'on meurt pour que, au fil des générations et peu à peu, l'espèce se dote des caractéristiques physiologiques et psychiques les mieux adaptées à l'évolution de son environnement. Et, pour laisser la place aux nouveaux, il faut bien que nous disparaissions ! Ainsi, toutes les espèces mutent au fil du temps, l'homme n'échappant pas à la règle et gagnant, depuis quelques siècles et par exemple, en taille et en connerie.
 
Donc la nature dit à l'être vivant : PROCREE ! Laissons tout de suite de côté le végétal et le protozoaire qui se posent pas des masses de questions, ou alors sous forme d'un raisonnement pas fastoche à concevoir, pour nous intéresser à l'animal plus ou moins "évolué".
 
La bête, son premier souci, c'est elle, sa survie, son confort. Vu qu'elle ne voit pas plus loin que ça et sans jamais appréhender le moins du monde ce qui est énoncé ci-dessus, elle ne s'inquiète que de ce qu'elle va manger et éventuellement de la date du prochain gueuleton. Il y a même des bêtes tellement bien adaptées qu'elles se foutent aussi de ça, ne mangeant que quand ça se présente. Entre deux elles piquent éventuellement un petit roupillon et la vie est belle.
 
Mais ces seules préoccupations ça vous ferait vite fait une planète aussi déserte qu'une cervelle de planton en faction devant l'Elysée. Alors la nature, pas con, a créé le désir, sorte de pulsion incontrôlable qui amène un mâle et une femelle à vouloir jouer à tout prix au docteur.
 
A noter que le moment de désir intense, pour la femelle, correspond à la période de fécondité avec une sombre histoire d'ovule que des poètes ont joliment illustrée, pour la femme, par une pomme qui lui aurait été fourguée par un serpent. Mais heureusement pour les femmes qu'un ovule ce n'est pas une pomme.
Pour le mâle, toute rencontre avec une femelle dans cet état l'émoustille comme ce n'est pas possible, au point d'aller se foutre sur la gueule avec d'autres pour que ce soit lui qui tire son petit coup ; ce que les mêmes poètes ont appelé "croquer" la pomme, mais heureusement pour les femmes que l'homme leur croque pas l'ovule. L'accès étant assez inconfortable, s'il y en a plein qui essaient, il y en a peu qui vont bien loin.
 
Donc, chez l'animal, on fonctionne essentiellement à la pulsion, sauf cas spécifiques comme chez d’autres hominidés, le bonobo (pan paniscus) par exemple, qui saute tout ce qui bouge comme vous saluez votre concierge, l'acte ne constituant qu'une civilité sans conséquences vu qu'il y a pas de curés bonobos pour dire que c'est pas bien, qu'il ne faut s'envoyer en l'air qu'avec Germaine et éventuellement pour gagner des allocs. On peut en déduire qu'un curé aurait moins de gênes en commun avec nous que n'en a un bonobo (environ 95%) ou que n'en a un chimpanzé (mais là 99% chez pan troglodyte !) qui n'a rien contre une douceur simplement histoire de faire copain-copine.
 
Alors, l'homme, dans tout ça, comment se distingue-t-il ?
 
Contrairement à l'animal qui se laisse porter (manipuler) par sa sexualité, sans trop se poser de questions, l'homme a voulu, comme en bien d'autres domaines, y voir plus clair. Et ce qu'il vit tout de suite, ce furent évidemment ces organes génitaux qu'il décréta irrespectueux et de les cacher illico presto aux regards forcément concupiscents de tout individu de sexe opposé. Il y en a des tellement suspicieux qu’ils cachent la femme toute entière …
Vous aurez compris que les religions étaient passées par là et qu'il fallait bien qu'elles occultent en nous tout signe extérieur d'animalité, leur assise reposant essentiellement sur la spécificité (supériorité) humaine. On a quand même eu du pot, parce qu'un peu plus, sur ce principe, on se retrouvait à bouffer dans les chiottes ... mais en nous imposant cela, les rusés se le seraient imposé à eux aussi, donc ils se sont contentés de dire que déféquer devant les autres c'était sale, chose dont vous êtes tous intimement persuadés encore aujourd'hui, sauf les chinois dans les campagnes reculées.
 
Bref le sexe est ramené au rang du vil et va être réglementé, les sournois ne pouvant pas l'interdire pour cause de perpétuation de l'espèce, et surtout que, dans les arrières salles, eux-mêmes ne se privaient guère de ces restrictions faites aux autres.
 
Mais il ne faut pas croire que, d'entrée, les hommes ont dit "banco ! ça marche, plus de galipettes sauvages et innocentes au coin d'un fourré comme au bon vieux temps des derniers millénaires !". Non, non ! Durant des siècles, nos ancêtres se sont rebiffés contre l'interdit et ont continué à afficher une joyeuse lubricité, un couvent pouvant constituer, le temps d'une petite guerre, un repose-guerrier tout à fait acceptable et palliatif à l'ordinaire des filles de tavernes et des femmes violées dans leurs maisons en flamme.
Horresco referens ...
 
L'acte sexuel est désormais devenu une prouesse dont on peut se vanter. Faisant cela, l'homme s'imagine sans doute être intelligent alors qu'il ne fait que respecter cette manifestation de son instinct de domination, tentative d’intimidation que nous appelons communément "vantardise".
 
L'humain est de facto, et restera in peto, très con.
 
L'amour, classé arbitrairement dans le vulgaire, est devenu vulgaire en perdant son sens, sa raison d'être, en mettant la femme au rang d'objet puis rapidement d'esclave sexuelle et autres fariboles.
 
L'animal humain est au mieux de sa forme.
 
Certains, sans doute affligés de la chose, vont créer "l'amour courtois". Le romantisme était né avec des je t'aime avec mon cœur mais je ne te touche pas. Je te dis des choses tellement belles que tu te retrouves dans un état pas possible mais tu te finis toute seule. L'intellect c'est beau, les corps enlacés c'est laid. L'esquisse maladroite de progrès inspirée de l'instinct de séduction, mais niant encore une fois le reste de notre animalité, nous renvoie à la case départ.
 
Alors les choses continuent comme elles sont, les femmes devenant vite marchandise que l'on vend à un homme, véritable propriétaire plus intéressé par la dot et la progéniture, le radada, lui, étant plutôt réservé à d'autres femelles, moins riches mais aux formes plus ludiques.
La notion de procréation est respectée, n'importe comment d'un point de vue social qui se fout royalement des affinités recherchées par l'espèce, espèce qui se rattrape elle-même avec les "bâtards" que pondent à tout va ces maîtresses qui jouent plus souvent qu'à leur tour du bignou ravageur histoire de survivre plus aisément.
 
L'amour n'est toujours que business et procréation, exactement comme l'a voulu la nature (si vous n'avez toujours pas compris ça, écrivez-moi). Une chose, par contre, a bien souvent disparu, ce phénomène de séduction imposé au mâle de toute espèce pour prouver qu'il est le partenaire reproducteur le mieux placé. A tel point qu'encore aujourd'hui l'acte de séduction n'est pas considéré comme viril par la majorité des hommes qui, s'ils la pratiquent, le font en douce. Devant les copains, on n'avoue pas vouloir séduire ... on drague; la femme n'est donc pas séduite mais on "se la fait", on "la lève", on "la saute". Tout ça, c'est beaucoup plus viril ... et tellement plus con.
 
Mais il est une espèce d'hommes à part, les poètes, ces êtres à la sensibilité exacerbée pour qui l'amour est l'essence de la vie, amour auquel ils vont consacrer leur énergie et leur intelligence. Poètes, ils s'affirment dans un schéma de séduction et ... que se passe-t-il ?
 
Eh bien, ils séduisent !
 
Après, ils sont bien embêtés car il y en a toujours une autre à séduire, la nature, dans leur cas, s'affirmant encore davantage : séduction, consommation ... et on continue à suivre cette pulsion de vie qui consiste à distribuer ses gênes au plus grand nombre possible tant que rien ne s'y oppose. C'est pourquoi l'étude de la vie de ces "intellectuels" révèle souvent des expériences amoureuses multiples, complexes, tumultueuses et variées. L'intelligence au service de l'animal en fout plein la gueule aux tabous humains, pour le plus grand malheur aussi bien du séducteur que de celles qui sont séduites, le tout pour cause de code social.
 
On est donc intelligent, et même d'une intelligence pointue, mais l'on est toujours dans le schéma de l'animalité refusé par le système, l'homme ayant réussi la prouesse de réglementer les comportements amoureux et donc réussi à croire qu'il pouvait imposer son "idée" de la chose à la nature. Mais il faut être très con pour y croire, ceux l'ayant instauré et l'encourageant étant d'ailleurs les derniers à suivre ces préceptes.
Et n'importe qui peut tomber dans le piège de l'instinct amoureux : que celui qui se croit au-dessus de ça m'écrive. Il verra qu'au moment où il s'y attendra le moins on peut le faire sombrer tellement facilement dans une histoire sordide de cocufiage ! La vertu ne se nourrit que d'un manque chronique d'occasions ... ou d'une incapacité physiologique à s'envoyer en l'air. Il y a même une émission TV, aux states, qui s'amuse chaque semaine à démontrer la chose ... pas joli, joli, mais convainquant.
 
Alors ... serions-nous dans une impasse ? L'amour "humain" ne pourrait-il vraiment pas se différencier de l'amour animal ?
Je suis tellement troublé qu'il faut que je réfléchisse encore ...
Faisons le point ...
 
L'harmonie sexuelle, chez les mammifères et les primates en particulier, passe donc souvent tout d'abord par un sain positionnement, à l'intérieur du groupe, qui va déterminer ceux qui apportent le plus à l'espèce et les favoriser côté zigouigoui crapuleux à commande encéphalodynamique.
Plus on descend l'échelle sociale, plus l'abstinence est préconisée, l'espèce n'aimant pas s'encombrer de tout ce qui est plutôt faiblard côté adaptation à la dure lutte de la vie et ne l'encourageant pas, de ce fait, à se reproduire. Pas que le faible voudrait pas, son capucin le démangeant comme tout un chacun, mais c'est surtout que le balaise lui explique régulièrement l’abstinence à grands coups de baffes dissuasives dans la tronche.
Mine de rien, en passant, vous noterez que la nature est vachement facho ! Sans doute pour ça que Le Pen a ce petit je ne sais quoi de viscéralement animal ...
L'homme, après avoir suivi ce schéma pendant un paquet de millénaires, sans s'en porter d'ailleurs plus mal, a découvert un jour dans la presse religieuse qu'il devait partager ses donzelles à lui avec la meute de burnes en manque chronique et passant leur temps à vouloir mélanger leur sperme à la séminale onction du dominant, histoire de changer leur ordinaire fait de paluche salvatrice.
Mais ceci n'a jamais été appliqué que par les "petits", les "grands" ne s'étant jamais privé de dépanner les dames seules en mal de soutiens de haut niveau. Et allez expliquer au sultan du Brunaï qu'avec deux femmes ça lui en fait une de trop et vous risquez fort d'être contraint d'offrir vos joyeuses en pendentifs au trésor royal.
L'homme est donc un animal con mais astucieux, qui suit la loi de la nature en s'ingéniant à la mettre profond à la loi sociale. Mais les effets, hormis le côté salace des situations largement exploité en son temps par Feydeau, sont pervers ...
- des tas de femmes, qui pourraient vivre au grand jour avec l'homme choisi, sont obligées de le partager en douce avec, à la clé, le sentiment de culpabilité, les absences, une protection limitée, la progéniture sinon proscrite au moins déconseillée ... bref, la finalité amoureuse est bafouée parce qu'un con, un jour, a décidé qu'elle devait être modifiée.
- les couples passent de plus en plus de temps à exploser envoyant les enfants dans les méandres de tous les dégâts psychologiques des sans foyer à force d'en avoir trop, ne sachant plus qui est qui et livrés à eux-mêmes trop tôt avec en tête des références sociales conflictuelles parce que démontrant leur incurie.
- des femmes supportent l'hérésie d'une vie solitaire, offrant de pauvres existences non génitrices sacrifiées à la morale. Des hommes aussi vivent seuls mais, comme c'est prévu, ce n'est pas grave, d'autant plus que maintenant ils ont Play-Boy.
 
Et l'amour, dans tout ça ?
Eh bien, avec son système à la con, l'homme vit en fait une succession d'histoires ratées, d'instants volés, de moments mal vécus à cause de ces deux inventions de l'intelligence humaine : la culpabilité et l'exclusivité féminine.
Et vous avez beau être en train d'hurler, mesdames, le fait est là : votre mec, soit vous l'avez piqué à une autre, soit une autre va vous le piquer, soit vous êtes en train de le partager sans le savoir, soit c'est le faiblard qui n'en espérait pas tant et, du coup, c'est vous qui, de temps en temps, faites un petit accroc au "contrat", soit vous n'en avez pas et vous en cherchez un en vous apercevant que les bons plans sont déjà en mains, soit vous êtes bonne sœur et là, pas de problème, car Jésus peut avoir autant d'épouses qu'il le désire sans que personne ne trouve à y redire. Côté radada, par contre, c'est ni reluisant, ni productif ...
Je sais, c'est dur et vachement schématique mais, globalement, c'est ça. Même mon papa à moi qui était genre strict côté morale, principes et tout et tout, eh bien, depuis qu'il est mort, sa tombe se met à recevoir des fleurs qui sortent de nulle part, apportées par personne ... et mine de rien, à cause de ça, je t'aime encore plus mon papa car, à priori, en plus de tout le reste tu étais humain ...
Alors ? Pour que l'amour humain puisse s'épanouir il faudrait saborder la monogamie ?
 
Impossible !
 
C'est l'un de nos pires paradigmes et je vous ai déjà expliqué que ces saloperies ne se laissent pas faire comme ça ! Pour le faire tomber, il faudrait une guerre dévastatrice qui foute en l'air les trois-quarts des hommes. Alors, pour repeupler, on rajouterait vite fait un chapitre aux évangiles pour expliquer que bon, d'accord, évidemment, faut voir, si on n’a pas le choix ... et si je ne pense qu'à moi, la situation serait assez sympathique. Car si j'ai passé l'âge d'aller à la guerre, côté scoubidou ça fonctionne encore pas mal, merci. Désolé jeunes gens ....
 
Vous comprenez enfin que je peine vraiment à trouver la solution ?
 
Parce que si l'on cherche l'amour, le pur, le vrai, le sans sexe prédominant, l'on se trouve face à deux êtres capables de tout partager, de tout se dire, de tout accepter l'un de l'autre, de ne même pas souffrir si l'autre passe une nuit avec une ou un autre, même de ne pas souffrir si l'autre tombe amoureux d'une ou d'un autre puisque l'unicité sexuelle, surtout côté mâle, semble impossible.
 
Mais alors ... ne sommes-nous pas en train de parler d'amitié ?
 
N'est-ce pas le seul sentiment capable de durer toute une vie puisqu'il est acceptable, pour notre société, de le partager ?
Et l'amitié n'étant pas tributaire d'un engagement, l'avenir de l'amour humain ne serait-il pas dans le respect d'un état de semi-liberté, voire de liberté totale ?
Sans doute cela fonctionnerait mais ... tout le système se trouve remis en question dès que l'on aborde le sujet des enfants. Car, eux, ils ont besoin de références sexuées pour leur positionnement futur dans la société et donc la notion de groupe bisexué, sinon de couple, est pour eux essentielle.
 
Nous revoici à la case départ et sans polygamie acceptée c'est un vrai foutoir ...
 
Car que nous reste-t-il alors ? L'hypocrisie.
 
- L’hypocrisie qui nie ainsi la métaphysique de l’amour qui veut que, lors d’une rencontre, des mécanismes biologiques subtiles se mettent en place qui vont faire qu’un homme et une femme vont littéralement se "reconnaitre" … de ce fait, ils vont savoir instinctivement que s’ils procréent la progéniture engendrée sera "équilibrée", dans les "standards" de l’espèce. Pourquoi, entre autres, les grands sont-ils attirés par les petites et inversement ? Mais non ce n’est pas pour la position dite du kamikaze ! Aparté pour les rédactrices de magazines féminins : position debout, on empale la dame et on la fait tourner très vite comme une hélice autour de son axe. Si madame est trop grande, elle se cogne la tête à chaque tour en criant et ne soyez pas étonné si, la prochaine fois, elle prétexte une énorme migraine …
Evidemment, notre couple ne pense pas "tiens on va faire un super lardon" lors de la rencontre car, comme vous le savez maintenant, lorsque l’instinct "sait", l’intelligence traduit autrement en fonction du conditionnement de chacun. Ici, en l’occurrence, on va parler de "coup de foudre" ou simplement penser que l’on vient de tomber amoureux.
Problème : la nature n’a pas prévu des standards si strictes qu’il n’y aurait sur Terre qu’un individu adapté à un autre lui-même unique. Et donc, ce phénomène peut se répéter. En conséquence …
- L'hypocrisie de tous ces millions de chassés croisés quotidiens qui envoient l'un vers l'une avant de le faire rejoindre l'autre.
- L'hypocrisie qui consiste à faire croire aux petites filles que si leur futur mari n'aime pas qu'elle, c'est forcément un salaud et que leur papa, qui est amoureux d'une autre dame (assez généralement dénommée pute ou pouffiasse), est aussi un salaud.
- L'hypocrisie qui fait que des êtres se perdent à vie de façon tout à fait inutile, pour que la LOI soit respectée.
Et elle change quoi, la LOI ? RIEN ! Parce que, le moment venu, personne n'est capable de la respecter, même dans les temps ou les pays où la sanction est la mort. Ah si ... elle fout une merde totale dans le respect du jeu de l'évolution naturelle de l'espèce humaine.
Mais cette dernière remarque, à elle seule, mériterait un livre tout entier ...
 
Quand l'homme comprendra-t-il qu'à vouloir se positionner au-dessus de la vie il ne cesse de se détruire. Quand comprendra-t-il que l'homme moderne ne survivra pas le centième du temps qu'à nécessité l'évolution de ses ancêtres ?
Par Jean-Jacques Brissiaud
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