Mercredi 11 avril 2007
Chapitre 6
 
 
 
SYNTHESE DES PRECEDENTS
 
 
Si vous avez bien tout suivi, vous en êtes arrivés à la conclusion que l'homme, avec sa "grosse" intelligence, s'est fabriqué une sorte de rêve de vie ressemblant, pour une énorme partie des humains de la planète, à un cauchemar.
Je sais, c'est plus rigolo du tout, mais si vous voulez encore des couilles et de la fesse, passez directement au chapitre suivant.
Je continue pour ceux qui ont compris que ma façon de philosopher n'est pas qu'une vaste rigolade, mais bien la triste expression d'une réalité.
Et commençons par le début ...
 
L'homme fait partie d'un système universel qui existe en état d'équilibre (ou de chaos, au choix) du fait de ruptures permanentes de cet équilibre (mouvement) compensées systématiquement par une réaction inverse (créant un nouvel état de rupture d'équilibre) en termes de nécessité d'existence. Ainsi toute action détermine la réaction qui lui sera opposée, celle-ci déterminant à son tour la réaction suivante, etc. L'humain peut appréhender cela, l'animal ne le peut pas, mais l'humain le refuse voulant à toute force être le maître de son destin ou s'en remettre à une présence divine ou un système politique.
 
Donc toute chose agit et réagit, se trouvant tour à tour influente ou influencée dans le cadre de l'espace qui la contient. Chaque nouvel état constaté dans sa condition est le résultat de cette interaction permanente, les influences reçues et données étant d'autant plus grandes que l'espace est restreint. Notre évolution est donc conditionnée par notre environnement et non par nous, ce que l'humain pourrait appréhender, l'animal subissant seulement cette règle naturelle sans la comprendre. Mais l'homme le refuse croyant être LUI du fait de sa propre volonté.
 
A ce stade, l'erreur fatale serait de se dire : "A quoi bon, si tout est écrit ?" ... et de refuser immédiatement cette idée en la considérant inacceptable. Ce serait le meilleur moyen de ressombrer dans l'intelligence du stade animal, entièrement mise au service des instincts. Ce serait renvoyer la différence entre l'humanité et l'animalité dans les leurres qui nous sont actuellement servis.
 
Tout est écrit mais, si nous en avons conscience, nous pouvons toujours agir, influencer. Mais en connaissance de cause et, même si nous savons alors que ce qui se passera était écrit, nous aurons le "sentiment" d'avoir agi en comprenant ce qui se passait, nous connaîtrons la vraie différence avec l'animalité tout en acceptant la nôtre. Comprendre enfin qu'interdire, soumettre, obliger, décréter, normaliser ne changent rien, la nature étant bien supérieure à l'homme. L'humain en situation de tuer ... tuera ! Car tuer pour se préserver ou survivre (soi-même ou sa progéniture) est inscrit en nous. Aucune loi, aucune prison, aucune mise à mort n'y changeront jamais rien.
 
Il faut donc comprendre que la solution à tout problème se trouve dans le problème lui-même à condition de l'accepter, de le comprendre et d'agir ensuite pour influencer ce qu'il est au lieu de le réprimer ou d'attendre pour ensuite réparer les dégâts.
 
On n'arrivera jamais à résoudre le problème du racisme avec des lois ou des sanctions, mais en l'acceptant totalement comme découlant d'instincts animaux qui sont en nous. Ensuite, grâce à notre "merveilleuse" intelligence, on pourrait se dire : "Je suis un homme, j'ai conscience des mes instincts ... alors suis-je obligé de les suivre ?" Ne serait-il pas plus intéressant de se dire aussi "Intellectuellement il est comme moi, nous ne pouvons que nous entendre si nous utilisons nos intelligences au lieu de céder à nos pulsions", toutes pensées qu'un animal est incapable de structurer comme en sont incapables les racistes ...
Personne n'avait jamais remarqué que le rejet de l'autre peut être dirigé contre son proche voisin de même race, l'instinct de territoire étant un facteur causal du racisme ?
Et comme il est comme vous, blanc ou noir ou jaune ou rouge ou bronzé, de quoi allez-vous le traiter votre voisin ? ...
... de sale con !
 
Si on se mettait à mettre en prison tous ceux qui traitent les autres de cons, même les magistrats iraient en tôle !
 
Comprendre, accepter, surmonter ses instincts en les utilisant sans les subir, aborder les problèmes par ce qu'ils sont et non par leurs effets, voilà la seule philosophie qui permettrait aux hommes de dire : "Nous sommes différents des animaux ordinaires !"
Sur la base de ce principe simple, tous les problèmes humains pourraient être résolus. Ce qui empêche cela, ce n'est pas l'humanité qui, influencée dans ce sens l'accepterait comme elle accepte tous les paradigmes qu'on lui inculque. Ce qui empêche cela, ce sont les quelques-uns qui auraient à en subir les conséquences, égocentriques et financières essentiellement.
Quelques animaux, quoi ...
 
Le statut d'humain, passe donc par l'humilité. Pas par la modestie qui n'est qu'une manière de "faire croire" afin de mieux manipuler les autres, consciemment ou inconsciemment, mais qui dans tous les cas est un mensonge.
Le statut d'humain passe par l'humilité qui dit simplement ce que l'on est, sans en refuser le "mauvais" et en en acceptant le "bon", l'humilité qui ne cherche ni à vous surévaluer ni à vous diminuer, l'humilité qui permet de comprendre où l'on en est sans tricher.
 
Et là encore, il faut être capable de surmonter son instinct de domination, admettre que l'on peut ou que l'on ne peut pas, que l'autre peut donner, que l'on a à recevoir, que chaque jour vécu est une leçon à comprendre, qu'à l'échelle du mouvement universel notre vie représente des milliards de fois moins d'échos qu'un gravier lancé à l'océan, serions-nous le plus grand des inventeurs, le plus grand des stratèges, le plus grand des tyrans, le plus grand des saints.
 
L'univers ne regarde pas l'homme, il l'ignore. Si l'homme a un jour l'intelligence et l'humilité de comprendre cela, il s'élèvera comme il ne l'a jamais fait et peut-être alors l'univers se laissera-t-il visiter. Sinon, l'espèce humaine disparaîtra ou régressera sans avoir jamais la possibilité de sortir de sa fange.
 
Et ça l'univers s'en fout.
Même la Terre s'en fout, c'est vous dire !
Même que même les ronces s'en foutent, capables qu'elles sont de digérer tous nos beaux édifices sans se poser la moindre question ... ça serait quand même con de se faire supplanter par des rosacées !
 
...
 
Voilà. J'espère ne pas avoir été sérieux trop longtemps pour votre goût.
Sachez cependant que j'ai "vulgarisé" au maximum ce qui, tout scientifique vous le dirait, enlève grandement à la conviction.
Donc maintenant, vous êtes soit perturbé, soit offusqué, soit inquiet, soit tout un tas d'autres choses en fonction de ce que vous êtes. Pour vous aider, si cela est nécessaire, l'application de tout ceci va désormais se trouver dans les chapitres suivants qui traiteront du concret, de ce qui fait notre vie.
Et vous verrez qu'il y a des solutions à tous les problèmes.
En ce sens, j'espère vous faire partager mon optimisme, car je suis optimiste comme toute personne qui sait qu'il y a quelque chose de bon pour elle au bout du chemin.
 
Il suffit d'accepter de le parcourir sans complexes et d'accepter la quête sans s'y soumettre.
Par Jean-Jacques Brissiaud
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