LA CONNERIE A LA PORTEE DE TOUS : L'INFLUENCE
Attention, ce chapitre est particulièrement dur. Je conseille donc chaudement à toute personne psychologiquement faible d'aller faire un tour sur des livres plus anodins.
Vous êtes encore là ?
Tant pis, vous l'aurez voulu, mais je ne fournis pas la corde pour vous pendre ...
Prenons un nouveau né.
Dès son apparition, tous ses instincts animaux sont donc déjà en place en fonction de l'évolution qu'a subit son espèce. Le girafon va vite reprendre ses esprits parce qu'il vient de rater l'ascenseur, le petit buffle va se mettre à trotter vite fait bien fait pour pas servir de hamburger, le petit homme va se mettre à gueuler. Non, non, il n'a pas déjà mauvais caractère. Il a d'abord besoin de respirer. Et puis il voudrait bien que l'autre conne en vert avec ses gants en plastoche arrête de lui taper sur le cul en le tenant par les pieds la tête en bas, position que vous trouveriez vous-même humiliante, surtout quand on est à poil.
Donc, le laideron tout fripé, devant lequel la dame écartelée sur la table s'extasie, a en lui tout ce qu'il faut pour survivre, sachant que chez sa maman la nature a également mis en place un paquet de trucs pour le supporter.
Son intelligence ? Contrairement à son sac d'instincts, c'est un panier vide, un disque dur tout juste formaté, un vagin de catherinette, bref, que dalle (ce n'est pas tout à fait vrai, mais j'essaie de faire court).
Chez l'animal, l'apprentissage de la vie (la survie c'est le boulot des instincts) va pouvoir commencer. Chez l'homme, la société va se mettre en branle pour faire de cette intelligence une poubelle, sauf pour Tarzan que sa mère paume dans la jungle et qui va, de ce fait, devenir un héros. Pour les "civilisés", on va jeter n'importe quoi dans leur boîte à détritus.
L'influence commence ... et, avec une intelligence ordinaire, nous ne serons jamais ce que nous aurions pu être.
...
Je comprends votre haut-le-cœur ...
Mais je vous avais prévenu en vous parlant du mécanisme intelligent : observation, réflexion, compréhension !
Faites observer uniquement les choses que vous voulez à quelqu'un, ceci dès son plus jeune âge, puis évitez-lui tout apprentissage de la réflexion en lui imposant sans cesse votre propre compréhension de ces choses ... vous pouvez alors espérer en faire ce que vous voulez. Et je parle de l'enfance uniquement parce que c'est le moment le plus propice, celui où l'intelligence avale le savoir aussi goulûment que Germaine sniffe sa coke. La seule différence c'est qu'on n'est pas devenu drogué mais con, la nuance étant minime, je l’admets, à tel point que certains croient qu'en rajoutant la drogue à la connerie ça va aller mieux.
Mais encore une fois, pour que je me drogue, il faut que quelqu'un me fasse découvrir l'existence de la chose, qu'un autre m'en procure et surtout que le bourrage de crâne social m'ait amené à un bel état suicidaire.
Peut-on dire que J'ai "décidé" de me droguer ?
Si, dès mon plus jeune âge, mes parents m'avaient préparé doucement à cette saloperie de société ? Si mes professeurs m'avaient encouragé à la réflexion et s'étaient abstenus de me remplir la tête de n'importe quoi, soumis eux-mêmes au "programme scolaire" ? Si la télé ne m'avait pas bercé du spectacle d'une humanité de misères, de crimes, de jugements, de scandales, de guerres ? Bref, si la vie était simple et belle et si ma sensibilité et mes aspirations avaient été prises en compte et non en levrette, me serais-je drogué ?
Bon, je ne me suis jamais drogué ... mais si tout mon environnement de jeunesse, dans les années 50/60, n'avait pas inscrit en moi que la cigarette c'est viril, ajoutant à cela un interdit sans aucune autre explication que mon jeune âge, je ne serais pas en train de cloper comme un sapeur devant mon ordinateur. Et si je n'arrête pas maintenant que je sais, c'est qu'il y a cette putain de nicotine qui est plus forte que moi. Il est où mon libre arbitre dans tout ça ? Je ne voulais pas devenir un connard de fumeur, moi. Je voulais être un cow-boy très beau, c'est tout !
Vous avez compris où je veux en venir ? Vous, moi, les autres, on ne décide de rien ! On subit ! La seule différence c'est qu'il y a ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. Ceux qui croient qu'ils font ça ou ça parce qu'ils l'ont décidé, parfaitement inconscient de cette évidence : nous ne sommes que le résultat, la synthèse vivante de tout ce que nous avons vécu, de tout ce que nous avons vu, entendu, touché, goûté, enduré ou apprécié et nous ayant à chaque instant influencé d'une manière ou d'une autre, aussi minime soit-elle.
En ce moment, cette écriture est le signe d'une influence : celle de ma révolte, elle-même générée par ce que je vis, par ce que je vois, par le triste spectacle quotidien de l'inconscience humaine. Mais MOI je SAIS que je suis influencé, je sais que dire : "je suis moi" signifie que je ne suis qu'un résultat biochimique réactif à tout ce qui m'a environné depuis que je suis né.
Et que croyez vous que je suis en train de faire ? Bah oui mon con, je suis en train de vous influencer :))
- Vous saviez déjà tout ça : vous pensez que vous n’êtes pas tout seul, ça vous rassure et ça vous donne envie de continuer pour voir jusqu'à quand vous serez d'accord.
- Vous le découvrez et vous êtes d'accord ou presque d'accord ? Vous êtes troublé et malgré tout avide d'en savoir encore plus.
- Votre "conditionnement" est tellement fort que vous êtes certain de ne faire que ce que vous avez décidé … mais, quoi que vous en disiez, vous lirez jusqu'au bout.
- Et si vous pigez que quick, vous allez bien un jour dire à un copain : "Y'a un con qu'a fait un livre complètement débile !" ... grâce à qui vous aurez dit ça ?
Que vous le vouliez ou non, je suis entré dans votre cerveau, j'ai agi sur votre intelligence, même si c'est trois fois rien. Eh ! Déjà, le fait que vous soyez en train de lire ceci ne prouve-t-il pas que quelque chose vous a influencé pour venir ici ? Ou alors cette diatribe vous aurait-t-elle déjà influé pour vous faire revenir ?
Comment croyez-vous que font les publicitaires pour vous faire acheter ce qu'ils veulent ? Je vais vous le dire : ils ont des plates-formes marketing.
- Ils vous "ciblent" : votre éducation, votre âge, votre religion, votre statut social, votre statut familial correspondent au produit ?
- C'est à VOUS qu'ils vont s'adresser !
Pourquoi est-ce en France qu'il se vend le plus de Peugeot, en Allemagne le plus de Mercedes ou en Italie le plus de Fiat ? Parce que vous êtes Français ou Allemand ou Italien, qu'on vous a inculqué très tôt le concept de frontières. Ceci d'autant plus facilement que c'est une vague déviance débile de l'instinct de territoire et que l'animal en vous DOIT préserver ce territoire. CA, les publicitaires le savent et l'exploitent.
Si on vous montre une femme à poil pour vous vendre du cirage, ce n'est pas pour encourager le bizutage. C'est parce qu'on est en train de jouer sur votre instinct de procréation en présentant la chose comme un accessoire de séduction, rite de sélection présent chez tous les animaux.
Et tout, dans notre vie, est comme ça. Les gendarmes, au bord de la route, essayez de me faire croire qu'ils n'influencent pas la pression de votre pied sur la pédale comme la vue d'une croupe ondulante vous oblige à vous retourner avec un rictus idiot au bord des lèvres ...
Pourquoi le football déclenche-t-il de telles passions ? Vous avez trouvé ?
Bien sûr que ça crève les yeux : deux territoires matérialisés, un jeu consistant dans la sélection d'un dominant et d'un dominé ... il en faut pas plus pour se foutre sur la gueule afin que les autres ne commettent pas l'inacceptable, le viol du centre du clan, du totem, du tabernacle, du sacré : LE BUT. Et, vous l'aurez remarqué, c'est toujours près de cet endroit que la passion est exacerbée, se transforme en rage puis en violence, aussi bien sur la pelouse que dans les gradins. Le foot est une manifestation instinctive, la même qui engendre les duels ou les guerres mais, dans notre intelligence, on a entré la donnée : sport.
Et on nous dit que le sport est noble ...
Et on s'étonne quand on découvre que la dope y est partout ...
C'est en partie ça, la connerie : s'imaginer que l'on sait alors qu'on ne comprend rien parce que l'on nous a programmés pour ne rien comprendre.
A ce stade, on peut déduire que nos instincts nous influencent sans que cette formidable intelligence qui a été totalement dévoyée ne soit fichue de nous faire appréhender la chose :
- Deux automobilistes qui font la course : instinct de domination et donc de procréation.
- Les mêmes qui se foutent sur la gueule : instinct de domination et donc de procréation.
- Des élections : instinct de domination et donc de procréation.
- Débat télévisé : instinct de domination et donc de procréation.
- Racisme : instinct de domination et donc de procréation.
- Gagner du fric jusqu'à l'inutile : instinct de domination et donc de procréation.
- Le fonctionnaire qui vous méprise : instinct de domination et donc de procréation (avec certaines guichetières ça fait froid dans le dos).
- Un préfet qui vous dit "vous savez à qui vous parlez ?" alors qu'il sait que vous savez : instinct de domination et donc de procréation (vécu).
- Flics, gendarmes, CRS : instinct de domination et donc de procréation (pourquoi une blonde dans un cabriolet a peu de chance d'arriver à Marseille par les nationales sans se faire arrêter 5 fois ? Vécu : Germaine est blonde et elle a un cabriolet).
- Le mec dans une entreprise qui vous fait comprendre que sans une enveloppe bien garnie il ne peut rien pour vous et que vous n'avez pas le choix : instinct de domination et donc de procréation (archi-vécu).
- Vouloir devenir célèbre : instinct de domination et donc de procréation.
- L'intégrisme sous toutes ses formes : instinct de domination et donc de procréation.
- Tous les sports : instinct de domination et donc de procréation.
- Etc. Etc. Etc. : instinct de domination et donc de procréation.
Malgré notre intelligence, nous ne nous comportons donc que comme des animaux ... mais des animaux vraiment très cons. Car l'animal ne va pas chercher à comprendre pourquoi il fait ce qu'il fait : il fait simplement ce qui est inscrit en lui, ce qu'il DOIT faire.
L'homme, en disant "je suis intelligent" ... a tout dit ! Mais non seulement il ne sait plus ce qu'il a à faire, mais il ne comprend rien non plus à ce qu'il fait tellement il est persuadé d'avoir son libre-arbitre.
L'homme est "programmé" pour se fabriquer des certitudes et, ce faisant, au lieu de se servir de son intelligence, d'analyser sa condition et de chercher à s'élever au sein de la création en passant par le bien-être global de l'espèce, il a conservé le schéma animal de la soumission.
Soumission aux rusés qui, dotés de leurs sbires, sont les plus forts.
Les rusés qui, pour conserver leur domination, nous ont fait croire que la civilisation n'était pas une affaire d'intelligence, mais de DROIT. Que nos actes devaient se soumettre à des LOIS. Et plus on veut soumettre, plus on fait de lois au point d'arriver à cette situation incongrue : moins le loup chasse, plus il bouffe et plus il a de femelles. L'anti-nature ! Les faibles et les incapables, avec une armée d'inutiles, sont au pouvoir.
Aujourd'hui, dans le meilleur des cas, un français ne profite que du fruit de 17 minutes de labeur sur une heure travaillée. Le reste est englouti dans le gouffre sans fin de l'étatisation. Pire, à la fin de sa vie, et bien que déjà copieusement ponctionné, ce qui lui reste sera encore amputé. Chaque jour, notre nature profonde est bafouée : nous chassons et d'autres nous piquent les deux tiers de notre butin sans rien faire d'autre que tirer le drap à eux et ... financer des conneries inutiles pour flatter leur ego.
Comment en sommes-nous arrivés à accepter ce qu'aucun animal n'accepterait ?
En nous soumettant à l'influence de ces lois qui conditionnent désormais chaque instant de notre vie et qui n'ont que deux vocations : nous soumettre et nous dépouiller.
Depuis des siècles, nous avons subit l'influence du "toute société structurée doit s'appuyer sur le droit" pour arriver à moins d'efficacité et d'organisation que dans une fourmilière, le tout pour moins de libre-arbitre qu'une fourmi !
L'autodétermination ? Le droit de vote ? Sous influence.
Vous n'avez pas remarqué que vous votez toujours pour les mêmes, qui ont les mêmes copains financiers et dont parlent les mêmes copains journalistes, tout ce petit monde s'entre tenant par les couilles histoire de pas faire trop de vagues et que tout reste entre les mêmes mains ?
Vous n'avez pas remarqué que les rejetons font les mêmes études, qu'on organise des "rallyes" pour que la reproduction ait lieu entre gens du même monde et pour que tout ça reste "en famille" ?
Nous ? Nous sommes leurs animaux domestiques, élevés en batterie avec gavage culturel dès le plus jeune âge. Ensuite, le collier bien en place avec le grelot pour dire où on est, on nous installe dans des "fermes", chantiers, usines ou bureaux sous la houlette de "bergers" formés à mieux nous faire PRODUIRE. Le soir, le berger se plonge dans ses comptes pendant qu'on rentre à l'étable manger notre foin et nous reproduire, éventuellement avec une prime si on fait ça consciencieusement.
Comme, globalement, on profite chaque jour de la niche et de la pâtée, on ferme notre gueule comme n'importe quel toutou bien dressé. Il y a un chien de trop ? Un coup de pied au cul et dehors : chien errant ou SDF, où est la différence ?
Voilà la société humaine : des éleveurs et leur bétail plus ou moins bien nourri. Bien sûr, dans le troupeau, on n'élimine pas l'animal dominant. Ainsi tout le monde croit que l'ascension sociale est possible ce qui permet de courber plus facilement l'échine ...
Pourquoi ce système stupide ?
Pour que les rusés assouvissent pleinement leur instinct de domination.
Que feraient-ils dans un monde assez riche (et il l'est) pour qu'il n'y ait pas de prérogatives, un monde dans lequel personne ne serait laissé à la traîne dans la pauvreté ou la misère, un monde où l'on pourrait travailler et avoir plus, mais aussi CHOISIR de ne pas travailler en ayant moins, le tout dans la même dignité, la même reconnaissance ?
Ils ne serviraient plus à rien, les rusés, dans un monde sans dominants et sans dominés ... un monde dans lequel chacun comprendrait à chaque instant les influences qu’il est en train de subir. Le seul vrai et grand progrès que toutes les intelligences humaines auraient à générer.
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